Coups de cœur
Concert
Dutch National Opéra - Johannes-Passion
La Johannes-Passion de Bach prend vie sur la scène du Dutch National Opera dans une production saisissante de la metteuse en scène et chorégraphe Sasha Waltz. Loin d’une interprétation traditionnelle en concert, Waltz réunit chanteurs, musiciens, choristes et danseurs, faisant fusionner intimement mouvement et musique.
Composée quelques années avant la Matthäus-Passion, la Johannes-Passion de Bach plonge le public dans les derniers moments, tumultueux, de la vie du Christ. Waltz aborde ce récit familier comme une exploration poétique et profondément humaine de la vérité, de la justice et de la rédemption.
Sous la direction de Leonardo García Alarcón, le Netherlands Bach Society et son chœur unissent leurs forces au Chorus of Dutch National Opera. La distribution réunit des interprètes de Bach reconnus, dont Florian Boesch, aux côtés d’Andreas Wolf dans le rôle de Jésus et de David Fischer dans celui de l’Évangéliste.
Créée à l’origine par Sasha Waltz & Guests et présentée pour la première fois en 2024, cette Johannes-Passion transforme le chef-d’œuvre de Bach en une rencontre immersive entre voix, musique instrumentale et danse.
10–26 novembre 2026
Dutch National Opera, Amsterdam
CD/DVD
Nouvel album : Quatuor Zaïde - Beethoven Folk #1, String Quartets, Op.18
Quatuor Zaïde : Beethoven retrouve ses racines
On croyait tout savoir des quatuors de Beethoven. Après les Busch, les Alban Berg ou les Takács, que pouvait-on encore apporter à cet Everest du répertoire ? Le Quatuor Zaïde entame, pour le bicentenaire de la disparition du compositeur, une intégrale des quatuors à cordes d'une audace et d'une fraîcheur irrésistibles.
Quatre années de recherche, menées avec le violoniste Raphaël Maillet et l'arrangeur Éric Mouret, ont permis de retrouver les musiques populaires qui irriguent l'écriture beethovénienne. Soudain, tout s'éclaire : la pizzica qui s'emballe dans le finale de l'opus 18 n°1, la verve tzigane de l'opus 18 n°4, la tarentelle de l'opus 18 n°3. Chez ces quatre musiciennes, la rigueur n'est jamais austère : le son est généreux, l'archet précis, et le jeu respire, comme si la danse n'avait jamais quitté la partition. Le contraste est saisissant et les ponts vivants : on ne passe pas de la musique savante au folklore, on découvre qu'ils n'ont jamais cessé de dialoguer. Les airs populaires, joués avec le grain des violons de bal, ne sont pas un gadget : ils nous font entendre ces œuvres enracinées dans la terre.
Ce premier volume de l'intégrale rejoint les monuments de la discographie avec une personnalité singulière. Notre coup de cœur, sans la moindre hésitation !